Avant le règne de la traque automatisée, focus autour des chasseurs de pirate.
Ennemis, Advestigo et Co-Peer-Right Agency se battent à coup de procès. Stéphane Michenaud y croyait dur comme fer. Copeerright Agency (CPRA), sa société de protection numérique, allait mettre en
place un système efficace pour dégoter les pirates du téléchargement illégal. C’était fin 2004-début 2005, Advestigo et CPRA projetaient de travailler conjointement au service de la SCPP (Société
Civile des Producteurs Phonographiques). Dans cette collaboration, CoPeerRight Agency se voyait confier la mission de recherche et d’identification des fichiers mis en partage sur les réseaux
peer-to-peer et Advestigo, la caractérisation du traitement des empreintes de ces fichiers. Mais patatras ! Au dernier moment, Michenaud est renvoyé dans les cordes, « trop cher » officiellement.
Marc Guez, directeur du SCPP, avoue au Monde, le 11 février 2005 [1] un « mauvais feeling ». Michenaud, un peu vert, s’étonne qu’Advestigo se dise capable d’effectuer le même travail qu’eux. Les
soupçons tournent au procès. La technique d’Advestigo aurait été copiée sur celle de CPRA qui se targue d’avoir un brevet. Bigre ! Des chasseurs de pirates accusés de piratage ! S’ensuit alors un
procès complexe très bien relayé par le site Numerama. Ce qu’on peut en dire aujourd’hui, c’est qu’Advestigo a remporté la première manche et que CPRA continue son combat en appel. Selon Michenaud,
suite à la saisie par la justice en 2005 des outils « Advertisearch » et « Adwarning », le rapport révélait ainsi des éléments tendant à démontrer qu’Advestigo aurait violé onze revendications sur
treize du brevet de CoPeerRight Agency. Michenaud espère bien que sur « le fond », la justice penchera en sa faveur.
Itinéraires croisés
À partir de 2005, tout oppose donc les deux entreprises. CPRA se grille auprès des syndicats SELL, SACEM, ALPA, SCPP. Faut dire qu’après menaces, il les poursuivra en justice pour avoir selon lui
choisi de travailler avec un brevet contrefait. Pour Advestigo, c’est tout « bénef ». CPRA dégagé, les principales organisations d’ayants droits, très solidaires dans l’adversité, adoptent
Advestigo. Faisant d’ailleurs de l’entreprise le challenger number 1 pour décrocher les appels d’offre de la fameuse« riposte graduée ». En effet, avec la loi Création et Internet, les syndicats
représentatifs auront pour charge de transmettre les adresses IP (identité Internet) qui auront servi à télécharger des contenus illicites. L’aide technique de prestataires privés est requise.
Copeerright développe des techniques compatibles avec la riposte graduée mais les syndicats n’ont même pas souhaité que CPRA fasse une offre. Bing ! À l’inverse, on s’aperçoit qu’Advestigo pactise
avec des clients bien armés comme la gendarmerie nationale, le ministère de la Défense, Thomson. Il y a aussi l’AFP, France Télévisions, Gaumont (dont le directeur est aussi le Président de l’ALPA)
ou Universal (dont le Directeur est le Président de la SCPP). Bref Advestigo est dans les petits papiers des pouvoirs publics et des syndicats tout puissant. Advestigo collabore aussi avec le
secrétariat de la Défense nationale SGDN ou même la (direction générale pour l’Armement) DGA. Michel Roux, Président d’Advestigo, contacté par Bakchich, explique que les partenariats avec le
ministère de la Défense consistent surtout en des « activités sur le filtrage de contenus confidentiels ».
En 2006, le ministère de l’Economie accorde une pleine page dans son site à Advestigo. Privilège notable. En mars 2005, lors d’un rapport d’étude du ministère de la Culture sur le piratage,
Advestigo est à l’honneur. On envisage même des solutions de filtrage (page 23) de contenus opérées par cette entreprise. Interrogé, Michel Leroux n’écarte pas les compétences d’Advestigo pour
développer cette technique « même si ce n’est pas le cœur de notre métier. Toutefois nos compétences associées à d’autres peuvent opérer en ce sens. » Le filtrage, dont certains spécialistes disent
que c’est le cheval de Troie du projet Hadopi, est envisagé depuis belle lurette par Advestigo. Co-peer-right champion du business, Advestigo maître des réseaux
Depuis l’échec de 2005, CPRA est parti à la conquête d’autres marchés, Espagne, Italie, Canada. Les résultats vont croissants. L’entreprise est bénéficiaire en dizaine de milliers d’euros. Ubisoft,
Paramount, la Fox, Emi, majors ou indépendants, le business fonctionne bien. Rare dans le métier et en particulier pour Advestigo. C’est même la « cata ». Un résultat négatif record pour 2007 à -2
354 555 euros. En cinq ans, plus de 6 millions d’euros levés auprès de fonds d’investissement (I-source gestion, Eon tech ventures, Cap décisif). Quelque peu à perte puisque Advestigo vient d’être
racheté à 100% en mars dernier pour 4,5 millions et demi d’euros. Besoin de fonds face à la crise, « opportunité stratégique », c’est la dernière réponse choisie par Michel roux. Faut dire
qu’Hologram Industries est aussi une habituée des collaborations publiques. Cette entreprise réalise les hologrammes sur nos billets d’euros, nos passeports et sur les cartes de police françaises.
Et peut-être que la douce promesse d’Hadopi a fait miroiter des ressources enfin profitables pour l’entreprise. La loi création et Internet a divisé la population mais aussi encore et toujours nos
deux sociétés. En janvier dernier, lors du colloque « Monde culturel et Internet, vers une réconciliation », Advestigo, en tant que partenaire, se place en porte parole des chasseurs. Sa place est
sur le podium, Michenaud, lui, est dans la salle. Michel Roux se montrait un farouche pro-hadopi, « Le peer-to-peer a encore de beaux jours devant lui, que ce soit dans le cinéma ou dans la
musique. » ou encore « spolier aujourd’hui le droit d’Auteur, c’est nier demain la propriété intellectuelle et se projeter vers… le passé et la préhistoire économique d’avant la création de
richesses immatérielles ».
Interview de Co-Peer-Right Agency
Ce n’est pas le point de vue de Stéphane Michenaud qui a accepté de recevoir Bakchich dans ses locaux à Nanterre (92). Ses visions sur l’Hadopi sont tout autres. La licence globale au contraire
serait plus à même de lutter contre le piratage et même, comme aux Etats-Unis pour le projet Chorus, de dégager des bénéfices. Mais selon Michenaud, qui n’hésite pas à égratigner l’ALPA, la Sacem
ou SDPP, la licence globale sonnerait le glas de ces représentations.
Michenaud révèle à Bakchich que l’ALPA, principal représentant du cinéma, qui avait annoncé avec fracas le comptage de 450 000 téléchargements vidéos par jour, aurait comptabilisé en fait des
fichiers leurres, voire même des fichiers inexistants. Co-peer-right place sur les réseaux P2P des « vidéos pièges » (fake) où il n’y a seulement que quinze minutes d’un film tourné en boucle ou
juste la bande annonce. Ce genre de vidéo peut représenter de 10 à 40% des téléchargements illégaux.
Et l’internaute dans tout ça ? Quelle garantie de sécurité finalement ? Qui va contrôler les chasseurs ? Surveiller ou sanctionner des procédures illégales. Rien n’est encore décidé, on bouge
quelque peu au ministère de la Culture en attendant de promulguer les décrets. Reste que la CNIL devrait être en charge de surveiller le dispositif. Mais le récent vote en faveur de l’Hadopi du
sénateur et Président de la CNIL, Alex Türk laisse songeur… surtout après le dévoilement d’un rapport confidentiel de la CNIL l’année dernière, taclant la riposte graduée. Bakchich a demandé
plusieurs fois des précisions à la commission nationale des libertés quant aux objectifs sécuritaires. Sans réponse.
Prochaine échance, l’avis rendu par le Conseil Constitutionnel saisi par les socialistes.
Résumé : nous étions donc partis une cinquantaine de personnes pour le
Contre Sommet de l’Otan à Strasbourg, dont trois de bayonne.
Question : Comment s’est déroulée la manif ?
Réponse : déjà, c’était un peu embrouillé, avec des départs échelonnés
entre 4 et 11 heures du matin. Toute la nuit, nous avons à peine pu
dormir parce que les hélicoptère rasaient le campement à grand renfort
de bruit de pales. Moi personnellement je suis partie à 11 heures,
avec le groupe de Toulouse, mais avec quelques amis, nous avons vite
décidé d’allonger le pas pour rejoindre le début de la manif. Il était
question, je le rappelle, d’empêcher la poignée de main « historique »
entre Sarkozy et Merkel, sur le pont de l’Europe, qui devait avoir
lieu à 15 heures.
Question : Quel était le trajet de la manif ?
On avait un trajet agréé par la préfecture, mais c’est en arrivant au
point de rencontre que nous avons appris, en lisant le journal (DNA)
que le trajet avait été changé pendant la nuit, en fait, la confusion
la plus totale reignait sur cette manifestation, nous n’avions aucune
idée d’où aller, nous étions bloqués bien en aval du lieu de rendez
vous par des cordons de CRS très impressionnants.
Question : Comment vous êtes vous retrouvé sur le pont de l’Europe ?
La question n’est pas de savoir comment on s’est retrouvé sur le pont
de l’Europe mais de savoir pourquoi nous n’avons pas été plus
nombreux. Non, sérieusement, d’un coup, les CRS, qui bloquaient toutes
les voies nous ont cédé le passage, et moi, comme d’autres militants
pacifistes, nous nous sommes précipités pour faire la jonction des
manifs allemande et française. On s’est littéralement rué sur le pont,
à chaque mètre, nous disions : tu crois qu’on est déjà en Allemagne ?
C’est quand on a vu les panneaux « die zoll » qu’on s’est arrêté. De
toutes façons on ne pouvait pas aller plus loin, le pont était bloqué
par des polizei allemands à l’air « pas tibulaires, mais presque »
ainsi qu’avec des chars. Dès que nous sommes arrivé en face des forces
allemandes, nous nous sommes assis sur le sol en chantant des slogans
contre les frontières.
Question : Que pensez vous des black blocs ?
Je suis contente que vous disiez black blocs et pas black bocks ou
black boys comme j’ai pu le lire dans différentes presses régionales
ou nationales. Nous étions certains que des incidents pourraient
arriver, on nous avait, notamment, prévenus de ne pas mettre de
vêtements sombres pour ne pas être amalgamés. Les black blocs
représentent un mouvement anarchiste allemand né dans les années 80 et
qui a été théorisé notamment par Hakim Bey, dans son ouvrage « TAZ »,
leur but est de créer des zones d’anarchie temporaires loin de l’état
de droit. Franchement les black blocs, ils nous ont cassé notre
manif, on était à peine sur le pont qu’ils ont commencé à mettre en
feu l’ancien poste de douane et à ériger une barrière entre nous et le
reste des manifestants. Sans eux, je crois qu’on aurait pu passer. De
même, plus tard, alors que la manifestation « officielle » cherchait à
rejoindre le point de rendez vous, ils ont traîné des wagons sur la
voie ferrée, séparant la manif en deux partie, et moi j’étais devant,
et lors de la charge des CRS sur les manifestants pacifistes, j’ai cru
que j’allais mourir. A part ça ce sont des gens très cultivés et qui
ont une réflexion théorique qui n’est pas la mienne. Mais bon, il y a
black blocs et black blocs, la plupart de ceux que j’ai vu à
Strasbourg étaient de très jeunes adolescents habillés en noir et qui
n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient. La plupart étaient
suivis par de petits casseurs du quartier. Ils n’étaient pas nombreux
(les BB) et les forces de police énormes amalgamés sur place auraient
pu facilement les arrêter. J’ai vu de mes yeux vu des manifestants
pacifistes essayer d’arrêter les black blocs, et les hélicoptère de la
police les gazer de manière aérienne. J'avais jamais vu ça de ma vie,
des lacrymo par hélico. Les black blocs, eux, ils s’en foutent des
gaz, ils ont des masques sous leur foulard.
Question : le rôle de la presse ?
La presse, je suis verte, ils n’ont pas arrêté de nous poser des
questions. Le camp autogéré leur était interdit, sauf une heure par
jour, et ils n’arrêtaient pas de nous le reprocher ; les journalistes
nous disaient « oui, vous ne savez pas tirer parti de la presse »,
pourtant, on a répondu à des tas de questions, on a fait des tas
d’interviews sur notre désir de Paix dans le monde, et rien n’est
sorti dans les journaux, à part les black blocs et les photos
d’immeubles qui brûlaient. Au moins un journal aurait pu faire un
petit article soulignant que 10.000 personnes s’entassaient dans un
camping indigne sans aucun incident et décidés à manifester pour la
paix. Mais rien, nada. Aussi une chose que je reproche à la presse
c’est que j’ai souvent lu « une station service, un office de
Tourisme, une pharmacie et une église brûlent à Strasbourg », c’est
totalement faux. C’est les locaux d’une ancienne station service, qui
abritaient une pharmacie et un office de tourisme qui ont brûlé, il
n’y avait qu’un seul bâtiment, quant à l’église, elle n’a rien eu, à
part quelques tags (de Victor Hugo) sur la façade, il y a aussi la
polémique de l’hôtel : un hôtel Ibis a brûlé, certains disent que
c’est les BB, d’autres que ce sont les fusées explosives jetées du
haut des hélicoptères qui ont mis le feu. Je ne me prononcerai pas sur
la polémique, mais j’ai des photos du début du sac de l’hôtel, et il
n’y a aucun incendie, j’ai vu de mes yeux vus les policiers français
refuser le passage aux pompiers allemands, il s’est passé bien deux
heures entre le début des incidents (une toute petite fumée) et
l’arrivée des pompiers. Moi même j’ai été blessée par des pierres que
nous jetaient les CRS, les casseurs ne sont pas toujours ceux qu’on
croit.
Question : Conclusion sur votre retour.
Ben le retour, c’était épuisant, il y avait des bout de manif partout
dans la ville, et la police nous a obligé à refaire le parcours en
sens inverse pour revenir au campement, 17 km à pied.
Question : Et alors, la suite de l’histoire ?
Ben la suite, je sais pas, j’hésite entre retourner à de grandes
manifs, comme Strasbourg, ou prochainement la Turquie, ou alors me
consacrer uniquement à la communication. Le rôle des médias est
atterrant, il faut faire quelque chose : pour moi, ce sont les
journaux - ceux qui refusaient avant Strasbourg de parler de nous et
qui après n’ont parlé que des black blocs - les premiers coupables,
La Bataille de Strasbourg … (ah pardon, je voulais dire la Marche pour la Paix du
Contre Sommet de l’Otan)
nous sommes donc arrivés, dans des conditions épouvantables au Campement Autogéré du Contre Sommet de l’Otan,
(chèrement, soit 15.000 euros) loué à la municipalité PS de Strasbourg par la coordination d’Associations et de Partis Politiques qui appelait à la Manifestation Anti Otan. Le parcours autorisé
aux manifestants ferait 7 km et serpenterait le long d’une nationale déserte, entre un canal et une zone industrielle. Dix kilomètres séparent le campement du point de Rendez Vous de la
Manif.
Sarkozy doit serrer la main à Merckel à 15 heures sur le Pont de l’Europe, 25.000 forces de Police (CRS ,
Gendarmes, Police, etc) ont été mobilisées pour nous encadrer, du seul côté français de la manifestation ; des hélicoptères de l’Armée survolent le Campement vingt-quatre heure sur vingt-quatre ;
des Assemblées Générales auront lieu au Campement toute l’après midi jusqu’à la nuit, avec des codes de couleur en fonction des actions projetées. Au camp, l'activité est bourdonnante : Il y a
des cours de désobéissance Civile mais il n’y a pas d’eau courante, et très peu d’électricité, un point Internet et Wi Fi a été installé ; la Cantine Végétalienne et Autogérée a réussi à passer
la frontière mais au prix de la confiscation de tous les couteaux ; nous mangeons avec des cuillères ou des fourchettes, il y a environ 6.000 personnes à avoir bravé les contrôles de la Police
pour se retrouver là ; toutes les routes sont bloquées, tous les transports en commun sont interdits, on commence à peine à parler de nous dans la Presse ; du côté Allemand, 10.000 personnes
patientent à Baden Baden, la frontière à été rétablie, les trains espagnols sont bloqués, il y a là des représentants de plus de 24 nationalités, on parle beaucoup en allemand et en anglais.
Différents groupes se forment, nous nous répartissons sous des chapiteaux de couleur, certains se reposent ou montent les tentes ; il fait doux, au dessus de nos têtes virevoltent les
hélicoptères dans un vacarme étourdissant. Les AG avaient lieu en allemand, français et anglais. Pour abréger nous dirons des groupes se forment, par couleur et objectif : il faut empêcher à tout
prix la poignée de main « historique » d’Angela Merckel et de Nicolas Sarkozy sur le Pont de l’Europe, laquelle est annoncée à 15 heures. Il faut aussi rejoindre la partie de la manifestation
bloquée de l’autre côté du Pont de l’Europe (10.000 personnes selon nos informations). Pour ce faire, de petits groupes partiraient à quatre heures du matin, d’autres à dix heures, le renfort à
onze heures avec pour consigne passer à tout prix et le gros de la manif (ctdre, les paresseux mais ils n’étaient pas très nombreux) devraient se débrouiller pour être sur place à quinze heures.
La dessus le camp s’organise, dernière assemblée générale dans le camp toulousain avant le repas en commun, la presse alternative remballe ses stands, la cantine fonctionne jours et nuit à prix
libre, dans toutes les langues on entend des chansons d’espoir, d’amour et de révolte. Sous le fracas des hélicoptères, doucement, le camp s’endort. ..
(La suite demain :
Prochain titre, "la manif anti Otan vue du Pont de l'Europe")
Bonjour
quelques jours déjà que je n'ai pas écrit... Il faut dire que je préparais un voyage à Strasbourg au Contre Sommet de l'Otan. Je ne voulais pas en parler trop sur ce blog car plein d'information
contradictoires circulaient sur le net, et j'avais peur d'être arrêtée avant d'arriver au but. Finalement, j'y suis allée, la manifestation fut très violente, mais je suis rentrée saine et sauve
bien qu'un peu contusionnée.
Demain sort l'hebdomadaire "Ekaitza", de Bayonne, qui me prend un article sur le voyage. Malheureusement je n'ai pas réussi à "faire court" et mon article sera publié en deux parties, une demain,
et une sur la manifestation proprement dite et les black bocks, la semaine prochaine.
Je vous mets donc en avant première l'article qui paraitra demain, sur le voyage jusqu'au Contre Sommet.
Informée par Internet qu’un Contre Sommet International de l’Otan allait se dérouler à Strasbourg, je décidai il y a quelques semaines d’y aller. Voyager de Bayonne à Strasbourg sans voiture
et à moindre coût n’est pas une mince affaire. Je fus bientôt contactée par d’autres personnes désireuses elles aussi de s’y rendre et tout aussi démunies. Au moins certains avaient des voitures,
mais qui n’auraient pu aller jusqu’à Strasbourg. Nous optâmes pour un covoiturage à frais partagés jusqu’à Toulouse, où nous prendrions place dans un bus affrété par le Collectif « La guerre Tue ».
Je passe sur les détails d’organisation et de collecte d’argent et finirai par dire que nous partîmes 3 de Bayonne, accompagnés de deux militants Dacquois du Collectif « Front de Gauche » qui
allaient sur Paris à une réunion de Convergence des Luttes et faisaient donc un détour pour nous amener. Il y avait Grégory, membre du Collectif « Dissent », Charlie, du NPA et de Solidaire, moi
même, représentante d’ « ADR pour un monde meilleur ».
Nous avions un drapeau basque et un - Sud Solidaire - à l’initiative de Charly, j’avais mes poches pleines de tracts, Greg portait des vêtements customisés de slogans, la voiture était toute
petite, nous voyagions sacs aux genoux et discutions comme des fous, certains ne s’étaient jamais rencontrés sinon par mail et nous étions joyeux comme des pinsons. Nous avions tous oublié quelque
chose.
Durant le voyage, nous étions d’accord pour dénoncer le déni de démocratie auquel se livrent les médias et les politiques en place. Ne pas, malgré tout le travail d’information de la Coordination
du Contre Sommet et des bloggeurs, ne pas annoncer sa tenue,signaler que 50.000 personnes (au moins) convergeaient sur Strasbourg de toute l’Europe, avec des délégations grecques, turques,
allemandes, polonaises, tchèques, espagnoles, italiennes, françaises et j’en passe, à peine mentionner les harcèlements envers la frange pacifiste de la population strasbourgeoise, une telle
indifférence des médias en place envers l’opinion publique, le manque d’implication des partis politiques, cela nous scandalisait. Toute la presse était prévenue et nulle part dans les médias
on n’a annoncé le Contre Sommet. Il est urgent de se connaître et de nouer d’autres formes de circulation de l’Information. Nous nous sentions abandonnés des médias et du politique.
Arrivés à Toulouse, près d’une bouche de métro nous avons sympathisé avec d’autres inscrits au voyage. Nous apprenons ainsi que deux bus ont été affrétés, que le premier devait partir le mardi mais
était tombé en panne jusqu’au mercredi, qu’en tous 107 personnes du Grand Sud Ouest s’étaient donné rendez vous sur ce parking toulousain pour participer à la manifestation et au blocage de la
ville du samedi. D’autres étaient partis par train ou par voiture en passant par Bordeaux. On attendait 24 wagons espagnols, Alternative Libertaire publiait un plan de la ville. Une « legal Team »
avait été constituée, avec des avocats volontaires. La cantine végétarienne et biologique était bloquée sur le Pont de l’Europe, Nous devions camper dans un champ ( !), loué 15.000 euros par la
municipalité (PS) de Strasbourg, et depuis une semaine, déjà, quelques uns étaient en train d’installer le campement avec de la paille et des toilettes sèches. Il n’y aurait pas d’eau et on était
parqués à dix kilomètres de l’entrée de la ville. On nous autorisait à manifester mais dans un parcours en pleine campagne, la frontière avait été rétablie, 10.000 manifestants européens
attendaient à Baden Baden. On annonçait du beau temps.
Enfin nous fûmes 53 et un bus arriva. Le voyage fut très long et ponctué de nombreuses pauses, car nous n’avions qu’un seul chauffeur. La presse nous avait oubliés mais pas la police et toutes les
autoroutes menant à Strasbourg étaient coupées, avec contrôle d’identité et interdiction de passer pour les Transports en Commun. Le chauffeur nous fait passer par une nationale, mais hélas,
immense embouteillage, seuls sont autorisés à passer les véhicules individuels, deux heures pour faire trois kilomètres, le chauffeur doit prendre sa pause « de nuit », il faut qu’il arrête pendant
11 heures, que faire ? Après consultation d’un GPS nous constatons que nous sommes à 50 km de Strasbourg mais à trois kilomètres d’une gare et décidons de prendre le train. C’est le grand branle
bas le long de la nationale embouteillée, 53 personnes sac aux dos et tente dans les bras, sans parler de la cantine. Le drapeau basque de Charly flotte au devant du cortège, des bannières d’AL
rythment le cortège. Nous décidons de prendre un billet collectif et les agents SNCF nous accordent une réduction.
Gare de Strasbourg nous nous faisons longuement dévisager par les CRS dont le bâtiment est envahi. Greg, qui a connaît la ville et nous aiguille sur le tram qui, après un changement, nous mènera
près du campement autogéré. A peine arrivés sur le quai (avec nos tentes et le papier toilette accroché au sacs à dos), voilà que la régie des tramway de Strasbourg annonce un incident sur le
réseau et une suspension de la ligne. Nous décidons d’aller un peu plus loin prendre un bus. La ville est très jolie et totalement déserte. Quelques rares voitures circulent, ainsi que des vélos. A
chaque coin de rue, une soldatesque ubuesque nous observe. Certains nous filment. Tout à coup, l’avenue où nous cheminions est bloquée par environ 200 CRS. Nous décidons de bifurquer mais ils
arrivent au pas de charge et nous encerclent, flash ball au poing. Ils nous font mettre en ligne, les mains au mur, certains protestent que les femmes devraient être palpées par des CRS femmes et
que nous cherchons juste à prendre le bus pour aller au village alternatif mais nous décidons de ne pas faire d’histoire et de nous laisser fouiller. On nous demande nos cartes d’identité et on
nous fait vider nos sacs. Des bombes de peinture sont confisquées. Un opinel est confisqué. Les drapeaux sont confisqués, même les drapeaux blancs amenés par de jeunes toulousaines sont confisqués.
La régie annonce par micro qu’en raison du sommet de l’Otan toutes les lignes de tram et de bus sont supprimées. Un porte parole explique que nous ne voulons pas rester dans Strasbourg mais
atteindre le campement alternatif. On nous autorise à téléphoner à nos compagnons qui sont déjà sur place. Un bus va venir nous chercher, les CRS nous escortent jusqu’à un bâtiment où ils nous
obligent à rentrer. Nous sommes au Molodoi, haut lieu de la Scène alternative strasbourgeoise, et lieu de conférence du Contre Sommet, il y a de la soupe et du café. Au dehors, un mur de CRS nous
observe. Nous signalons aux permanents de la Legal Team que nous nous sommes fait voler nos drapeaux et que les femmes ont été palpés par de hommes. Le bus vient nous chercher et nous laisse à coté
de nulle part, un no man’s land de tentes et des chapiteaux et des allées de paille au milieu d’un champs inculte et boueux. C’est le village alternatif et les première AG auront lieu l’après midi
même, avant la grande manif pour la Paix du lendemain. Mais ceci est une autre histoire, la suite au prochain numéro.
L'ensemble atteint déjà la hauteur de sept à huit Bottin. Le dossier de l'affaire Tarnac, que Le Monde a pu consulter, près de mille pièces et procès-verbaux
numérotés, peut être scindé en deux. D'un côté, sept mois de filatures, d'écoutes, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril 2008; de l'autre, quatre mois d'instruction,
toujours en cours depuis la mise en examen, le 15 novembre 2008, de neuf personnes accusées de terrorisme et pour certaines, de sabotage contre des lignes SNCF en octobre et en novembre 2008.
Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les rares confidences lâchées lors des gardes à
vue ont été corrigées depuis. "Ils [les policiers] ont tout fait pour me faire dire que Julien Coupat était un être abject, manipulateur", affirme le 22janvier Aria Thomas à Yves Jannier, l'un des trois juges instructeurs du pôle antiterroriste. "Pour que les choses soient claires,
poursuit-elle, je n'ai jamais pensé, ni cru ou eu le sentiment que Benjamin Rosoux ou Julien Coupat soient prêts à commettre des actes de violence." Suit cet échange, le 13février, entre
le juge Thierry Fragnoli et Julien Coupat, dépeint par le témoin sous X comme un «gourou quasi sectaire»,
enclin à la violence politique.
"UNE ESPÈCE DE CHARLES MANSON DE LA POLITIQUE"
– Le juge: "Pensez-vous que le combat politique puisse parfois avoir une valeur supérieure à la vie humaine et justifier l'atteinte de celle-ci?
– Julien Coupat: "Ça fait partie (…) du caractère délirant de la déposition du témoin 42 [sous X] tendant à me faire passer pour une espèce de Charles Manson de la politique (…) Je pense que c'est une erreur métaphysique de croire qu'une justification puisse avoir le même
poids qu'une vie d'homme."
Il arrive parfois que le juge tâte le terrain à ses dépens. – "J'imagine que votre ami Coupat et vous-même, de par vos formations et vos goûts, vous vous intéressez à l'histoire (…) des
grands mouvements révolutionnaires. Est-ce le cas?", demande-t-il le 8 janvier à Yildune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
– "Pour ce qui me concerne, je m'intéresse plus à la préhistoire", rétorque l'étudiante en archéologie.
Séparément, le couple Lévy-Coupat livre une même version pour justifier, au terme de multiples détours, leur présence, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à proximité d'une des lignes SNCF
endommagées. Elle: "On a fait l'amour dans la voiture comme plein de jeunes." Lui: "On s'est enfoncés dans la campagne pour voir si nous étions suivis et nous n'avons eu aucun
répit, puisque, où que nous allions, 30 secondes après s'être arrêtés, même dans les endroits les plus reculés, il y avait des voitures qui surgissaient."
Tous deux s'accordent sur leur voyage de "tourisme", en janvier 2008, et le franchissement clandestin de la frontière des Etats-Unis depuis le Canada. Cette information, transmise par les
Américains, motivera l'ouverture de l'enquête préliminaire. "Pour moi, refuser de se soumettre volontairement au fichage biométrique est un principe éthique", justifie Julien Coupat.
Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en
novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à
l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur",
non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.
La police a déployé d'importants moyens comme en témoignent les très nombreuses écoutes téléphoniques et interceptions de courriers électroniques des mis en examen et parfois de leurs parents,
bien avant les interpellations. Une enveloppe à bulle contenant une clé, envoyée par Julien Coupat depuis la Grèce en septembre 2008, au domicile de son père à Rueil-Malmaison, est ainsi
ouverte avant d'être distribuée. Des caméras de surveillance ont été posées autour de la ferme du Goutailloux à Tarnac (Corrèze) – considérée comme la base du groupe – et au domicile parisien
de Yildune Levy et Julien Coupat.
LA SURVEILLANCE DU GROUPE NE DATE PAS D'HIER
Les filatures s'enchaînent, minutieuses mais peu démonstratives. Au fil des pages, on découvre les «albums photos» de tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les manifestations de soutien
recensées à l'étranger sont maigres: un engin incendiaire devant la porte de l'AFP à Athènes, des boules de Noël contre le consulat français à Hambourg.
L'interpellation des neuf, le 11 novembre 2008, trois jours après le sabotage constaté sur plusieurs lignes TGV, donne lieu à de nouvelles investigations: brosses à dents, rasoirs, sacs de
couchage, manteaux, bouteilles, mégots sont examinés au plus près pour récupérer les ADN. Un sac poubelle noir contenant deux gilets pare-balles coincés dans une cheminée au Goutailloux est
trouvé. "Je n'ai jamais vu ce sac auparavant", dira Benjamin Rosoux au juge. Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus
que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".
La surveillance du groupe ne date pourtant pas d'hier comme l'atteste, en 2005, l'enquête pour blanchiment versée à l'instruction. Elle fait suite au signalement opéré par Tracfin dès l'achat
du Goutailloux. "Julien Coupat et Benjamin Rosoux seraient membres de mouvances anarcho-libertaires et auraient participé, à ce titre, à de nombreuses actions contestataires", justifie
la cellule antiblanchiment de Bercy. La police financière note que Julien Coupat fait l'objet d'une fiche RG créée le 26 décembre 2002 [date qui correspond à l'occupation de Nanterre par des
étudiants], modifiée le 28 octobre 2005 pour "mise sous surveillance". Même chose pour Gabrielle Hallez et Benjamin Rosoux. Jusqu'ici, aucun n'a fait l'objet d'une condamnation.
Les enquêteurs ont saisi et décortiqué les lectures du groupe. Le livre l'Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat, – ce qu'il nie –, figure dans le dossier. Il voisine avec un document
Internet, traduit de l'allemand sur des produits AEG "sans sueur, sans sciage, le crochet en forme de griffe pour les bricoleurs".
Conscients que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par les juges vont prendre du temps, les avocats, Irène Terrel, défenseure de quatre des mis en examen et William Bourdon, conseil de Yildune Lévy, s'apprêtaient, mercredi 25 mars, à adresser un courrier au juge Thierry Fragnoli lui
demandant de se déclarer incompétent et de se dessaisir du dossier. Un dossier qu'ils ont l'intention, avec leurs confrères Dominique Vallés et Philippe Lescène, de
commenter, le 2 avril, devant la presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme.
Voici un petit film que j'ai enregistré ce matin, toujours avec la web cam d'Alain, et vous trouverez ci dessous quelques liens pour approfondir les sujets
traités. Bonne lecture
Internet est surveillé et contrôlé, même dans les démocratie Après avoir appelé avec Amnesty International à la levée de la censure sur Internet, Reporters sans frontières publie un rapport sur les “Ennemis d’Internet” le 12 mars
2009
Le 12 mars 2009, Reporters sans frontières publie un rapport
intitulé “Les Ennemis d’Internet”, dans lequel l’organisation fait état de la censure d’Internet dans vingt-deux pays.
“Les douze “Ennemis d’Internet” (Arabie Saoudite, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan,
Viêt-nam) ont tous transformé leur réseau en intranet, empêchant les internautes d’accéder aux informations jugées “indésirables”. Tous ces pays s’illustrent non seulement par leur capacité à
censurer l’information en ligne, mais encore par la répression quasi systématique des internautes gênants”, a déclaré l’organisation.
Dix gouvernements, que Reporters sans frontières a placés “sous surveillance”, ont également adopté des mesures inquiétantes susceptibles d’ouvrir la voie à des
abus. L’organisation attire notamment l’attention sur l’Australie et la Corée du Sud, où des mesures récentes peuvent mettre en danger la liberté d’expression sur Internet.
“Non seulement le Réseau est de plus en plus contrôlé, mais de nouvelles formes de censure apparaissent aussi, reposant sur la manipulation de l’information.
Commentaires téléguidés déposés sur des sites Internet très consultés et piratages informatiques orchestrés par des gouvernements censeurs brouillent l’information sur Internet”, a ajouté
l’organisation.
Actuellement, 70 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir publié des informations sur Internet. La Chine garde le triste record de plus grande prison
au monde pour les cyberdissidents, suivie par le Viêt-nam et l’Iran.
Par XM le mercredi 4 février 2009, 20:51 - Arguments
Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29
janvier.
L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement
Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier
social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans
contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.
Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le
Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement la demande d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le
gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.
Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer
réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement. Les organisations réunies apportent leur soutien aux
mobilisations qui se développent ces jours ci dans l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application,
dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques
inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre. Elles s’alarment dans ce contexte
des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne
peuvent accepter. Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au
plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat. Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention
télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.
Signataires : Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le MRC, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de
gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo
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Objet : Sabotages SNCF: rejet en appel d'une demande de remise en liberté de Julien Coupat
La cour d'appel de Paris a rejeté vendredi une demande remise en liberté de Julien Coupat, incarcéré depuis le 15 novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF, a-t-on appris
de source judiciaire.
Un juge des libertés et de la détention (JLD) avait rejeté le 16 janvier une demande de remise en liberté de Julien Coupat, chef présumé d'un groupe à l'origine des dégradations contre des lignes
TGV. Son avocate, Me Irène Terrel, avait fait appel de cette ordonnance du JLD.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé vendredi l'ordonnance du JLD et ordonné le maintien en détention à la prison de la Santé de Julien Coupat.
Soupçonné d'avoir commis des dégradations à caractère terroriste début novembre de lignes de TGV, Coupat reste le seul en détention parmi les neuf personnes mises en examen dans cette enquête. Sa
compagne, Yldune Levy, avait été remise en liberté le 16 janvier.
AFP 31-01-2009
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Pour retrouver les nouvelles de ce groupe, rendez vous sur facebook, tapez "groupe de soutien à Julien Coupat".
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