Mercredi 21 décembre 2011
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Ah là là, il m'est arrivé une chose des plus incroyables avec une personne dont je tairai le nom mais qui s'est révélé un des êtres parmi les plus effroyables et destructeur égoistes que la Terre
aie comptés. Cette personne est une personne de sexe féminin de 10 ans ma cadette, toute mimi et qui le sait avec sa manière d'aller en salle de sport trois fois par semaine pour "entretenir son
tonus" et sa petite fille de huit ans que je connais depuis la naissance (avec des couettes)... Cette jeune personne se trouva, après mon déménagement, habiter non loin de chez moi, à H. et comme
elle possédait un véhicule, nous nous étions vue plus souvent, avec la complicité que peuvent avoir deux célibataires et mères (enfin ex, pour moi) célibataires. Elle avait quand même l'air d'avoir
une vie passablement agitée alors je ne me mélai pas de ces affaires, mais j'avais remarqué qu'elle était un peu nerveuse. Elle était très soutenue par les parents, qui habitaient le même village,
et tombait perpétuellement amoureuse d'hommes volages et violents qui finissaient par la battre, ou l'abandonner ou les deux... Cette fois ci, elle me téléphonait pour me parler de son futur
avortement. L'avortement est un sujet délicat, et qui touche de nombreuses femmes partout dans le monde. Certaines le vivent comme un effroi silencieux et terrible qu'elles gardent par devers elles
et s'arrangent pour prévenir, d'autres y recourrent comme à une contraception certes, mal commode mais bien pratique, et à portèe du plus grand nombre. Je fais plutôt partie de la première
catégorie mais je découvris par la suite que ma camarade était coutumière du fait, et qu'elle signait en quelque sorte ainsi la fin de chaque relation. - Tu sais, me dit-elle au téléphone d'un air
sinistre, c'est demain mon... enfin tu sais... mon truc dont je t'ai parlé l'autre fois, à propos du bébé... [ je grommelai quelques paroles encourageantes] - et j'ai peur d'être prise d'un malaise
en rentrant de l'hôpital... [ et comme je marmonnais quelques insultes sur les hommes qui n'amènent même pas leur copine à l'hôpital ] - Oh, merci Sophie je savais que je pouvais compter sur toi !
C'est toujours les filles les meilleures, je savais que toi avec ton grand coeur... je n'osais pas te demander... j'espérais... [ mon coeur faillit s'arrêter de battre : quoi ? Il m'allait falloir
aller à l'hôpital, subir les confidences, revivre des situations douloureuses... Et aussi bousculer ma routine du vendredi et samedi, que j'avais prévus bien remplis avec un repas avec un ami
vendredi soir et cours de basque et manif le samedi. Finalement elle s'y prit tant et si bien moitié en me flattant moitiè en faisant appel à mon esprit de camaraderie que j'acceptais qu'elle
vienne me chercher chez moi le vendredi soir (coupant ainsi toutes mes chances de faire un repas à mon goût avec ou sans elle) pour manger et dormir sur place et se lever tôt le lendemain pour la
conduire à l'hôpital, (pour quelque obscure raison ce devait être moi qui conduirais, semble-t-il parce qu'une tempête faisait rage ces jours-là ). Raison de plus pour ne pas conduire, surtout
quand on ne connait pas la voiture et que l'on n'a pas conduit depuis un moment, mais Kathy (la jeune personne s'appelle Kathy, mais je n'en dirais pas plus) semblait penser autrement. Cette
histoire, maintenant que je la raconte a l'air toute biscornue comme un mauvais cauchemard. Donc aussitôt dit aussitôt fait, elle m'avait téléphoné vers quatre heures et nous finimes par nous
accorder sur ce qu'elle viendrait me chercher deux heures après. Ouf... 2 heures, c'est pas beaucoup pour se préparer, décommander sa soirée, préparer affaires de nuit et médicaments (plein). 6
heures elle arrive, on part il faut passer au supermarché et là drame, elle veut acheter une bouteille de vin à 10 euros elle a pas assez d'argent il faut l'aider elle en a marre de payer pour les
autres il lui faut de l'argent en plus son père refuse de lui donner "de quoi démarrer dans la vie" je craque, je paye la moitiè des courses et de la bouteille (je n'aime pas le vin). Après une
conduite épique sur les routes de campagne en pleine tornade tropicale (j'exagère un peu mais pas trop), nous arrivâmes enfin chez elle où elle piqua une crise homérique contre un de ses chats qui
avait uriné sur une couette propre et comme j'essayai de faire baisser le ton j'eu droit moi aussi à quelques insultes bien senties dont elle s'excusa par la suite. Elle fini par attrapper le chat
et à le battre et secouer à mains nues : la pauvre bête mordit et griffa, Kathy se laissa aller à des hurlements de désespoir, personne ne l'aimait, ce putain de chat lui avait niqué sa race, en
plus il venait manger pour rien et ne payait pas de pension alimentaire [sans que je puisse distinguer si elle parlait du chat ou du père du foetus] elle avait mal, de toutes façon je ne comprenais
pas, j'ètais vraiment trop conne... Puis elle se calma et me proposa ses excuses, j'étais tellement abasourdie que je les acceptai. La soirée se passa plutôt bien avec l'arrivée d'un de ses ex, par
ailleurs fort sympathique et le visionage d'une comédie française dont j'ai déjà oublié le nom. Une fois le garçon parti une nouvelle scène arriva, à nouveau à propos du chat qu'elle avait insisté
pour faire rentrer lors du film. Puis, tout se calma et je restai à dormir sur le canapé avec une couverture toute légère pliée en deux et le chat qui miaulait à la porte, coincé sous des trombes
d'eau qui durèrent toute la nuit. J'eu froid et je dormis mal toute à des cauchemards de Fukushima et d'avortement dans une atmosphère de fin du monde. Je fus réveillée à 7 heures moins le quart
par une série de hurlements et de vociférations au sujet d'un autre chat, qui avait fait quelque chose pendant la nuit. À 7 heures (pour ainsi dire le milieu de la nuit pour moi) elle me signala
qu'il était temps de se secouer. Je me secouai avec raideur et, clopinant vers la table où j'avais laissé mes lunettes je balbutiai quelque chose à propos de café (genre : ah ça va faire du bien un
bon café...), j'eu aussitôt droit à des remarques comme quoi elle n'était pas une servante et que les chats étaient des être ingrats qui ne concevaient pas leur bonheur d'être abrités et nourris
sans même payer une pension alimentaire et que si je voulais du café il faudrait que je m'en fasse la machine était là je n'avais qu'à me démerder pour trouver le café. Bref d'autres joyeusetés
jusqu'à ce que nous partions en retard avec elle au volant ce qui n'était que la moitié d'un bien car bien que son véhicule soit sans permis elle conduisait fort dangereusement, malgré l'orage et
la grêle, toujours au maximum de sa puissance, que ce soit sur un ralentisseur, une plaque de grèle ou un rond-point. Bref, j'ai connu la peur en voiture sans permis... Je passe sur les remords
perpétuellement déballés, les crises de larmes, le récit de tous les avortements précédents (c'est là que j'appris que c'était chose commune) et la colère des élèments déchaînés, mais quand je l'eu
installée dans son lit d'hôpital j'étais hachée, j'avais mal au ventre et j'avais envie moi aussi de trouver un lit blanc dans lequel pleurer, surtout après avoir vu la pouponnière... Bref, après
quelques coups de fil échangés, le dernier à 13h15, et cette jeune demoiselle devant sortir à 14 heures (il était entendu que je viendrais la chercher et la raccompagner), je partis manger un
sandwich dans le Petit Bayonne, mon téléphone à la main "Okakissone"... J'étais en train de deviser sur le trottoir avec un ami quand voici qu'un texto arriva... Pfff... Suis fatguée, reprendrai
demain...
vous écrivez