Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /2005 00:00

euh... voilà que je voulais dire plein de choses sur l'actualité, et puis devant l'abondance de post sur les différents blogs que je lis, je préfère renvoyer direct à l'excellent article de M(b)oris : http://baiona.over-blog.com/article-1161139.html . Comme quoi y'a pas que dans les banlieux qu'il se passe des choses.

A part ça tranquilité totale à la campagne, le matin on fait un petit feu de bois avec un bol de thé vert en écoutant France Inter et on se dit "mais qu'est ce qui se passe, ils ont tous pété un plomb ou c'est nous qu'on délire ? ". Villepin annonce : "Nous avons également accru notre effort dans le domaine du renseignement pour surveiller les blogs, les échanges sur Internet, et anticiper ainsi le mouvement des bandes.". Ca me dit quelque chose... Comme cette histoire "d'état d'urgence"... Il n'y a pas besoin d'un état d'urgence pour faire des couvre-feux (couvres feux ?) : regardez, Vénissieux, ils ont le couvre feu pour les mineurs je coirs depuis 97... Il n'y a pas eu besoin d'état d'urgence... C'est une simple décision municipale, et cela ne dépend pas de l'état. Par contre, pour surveiller nos mails, oui, l'état d'urgence s'impose.

A propos, l'Ump a acheté un tas de mots clefs qui renvoent directement à une pétition de soutien à Nicholas Sarkozy (Narkozy, comme dit R., qui trouve qu'il al l'air décidemment bien éclaté). Znet a fait un article, depuis les mots clefs ont changés, mais on peut suivre la discution sur http://blogs.sortilege.org/stephane/index.php/2005/11/07/68-grand-concours-des-mots-preferes-de-sarkozy?cos=1 (pardon pour le lien un peu long).

En tout cas, ça s'amuse bien partout, même à Bayonne où deux voitures (aux dernières nouvelles) et un bus ont été incendiés. Total, quatre arrestations... Je veux bien qu'on me pende si ceux là utilisaient Internet pour communiquer.

L'Iran a déclaré que la France, le Pays des Droits de l'homme, était en train de perdre sa démocratie, et que si ça continuait comme ça ils - les irakiens - organiseraient un débarquement pour nous libérer. Cher lecteur, je n'invente rien, je lis juste ce qu'il y a marqué en petit dans les jjournaux. 

A part ça pas de nouvelle du dernier conseil municipal de Bayonne, j'ai hâte de rentrer rien que pour savoir de vive voix ce qui se passe.

Bon, ceci mis à part, j'ai dis que je parlais de mon roman... A une amie de Richard ( très sympa, elle fait les marchés en vendant des produits de Beaux Arts, j'ai carrément cassé ma tirelire, elle est en train de se faire un site à loisir-creatif.com) qui me demandait ce que j'écrivais, j'ai répondu que j'écrivais un roman sur les conditions de travail des précaires et la maltraitance psychologique. Ca résume un peu tout, mais àa ne veut rien dire non plus, à preuve, les copains, ils avaient pas l'air emballés du tout, je crois que je ferais mieux de mettre autre chose pour la quatrième de couverture, sinon même l'éditeur ne va pas vouloir me lire...

A part ça, je trouve que c'est assez bon, ce que j'écris, j'essaye de panacher deux styles littéraires, un style qui n'est fait que de dialogues, avec zéro description, le lecteur est sensé savoir qui parle rien qu'à travers le champs sémantique (comme on dit en fac), et les autres parties qui sont des extraits du journal intime de l'héroine, ou de lettres qu'elle écrit à sa famille.

Problème, ça me vient bien d'écrire le journal intime : devrais-je le transformer en blog, dont le terme est beaucoup plus porteur auprès des critiques (parce que quand même, pour une fois que j'écris un roman, j'espère bien le vendre et avoir quelques retours dans la presse... marre de l'édition de province... De toutes façons, je connais personne qui publie des romans en province, du moins le genre de romans que je fais, ni historique, ni géographique ni rien) ou le laisser sous forme de journal... . Bref, dois-je changer le mot "journal" en mot "blog" ? Je ne sais pas... Il me semble que cela nuirait à l'histoire (un blog, il y a forcemment un minimum de retour, si ce n'est l'absence de... ) et à sa continuité. Aussi, je voudrais aborder des sujets sexuels dont je n'oserai jamais, en tant que personne,  parler sur un blog (et pourtant, comme dis "je hais les printemps", elle est bavarde, la bougresse - la bougresse, c'est moi qui le rajoute).  

A part ça tranquilité totale, j'ai jamais été aussi paisible qu'en ce moment, je me lève, je bois le thé, je rumine doucement dans ma tête, je relis ce que j'ai écrit la veille et puis je m'installe à l'ordi (pas le mien, oh miracle de coincidence, mon disque dur m'a laché au moment où j'écrivais les premiers mots, total, je travaille sur celui de R., qui vient régulièrement vérifier que je ne mets pas de miettes de tabac et que je ne bave pas mon thé sur son clavier, mais je fais gaffe, moi non plus j'aime pas prêter mes affaires) et les mots me sortent tout seul des doigts pendant que radio classique joue en sourdine... Pendant ce temps là Richard bricole des trucs sur le toit ou vide un drain ou prépare le repas, c'est super, je termine d'écrire, et le repas est prêt, j'ai jamais autant mangé de ma vie, au moins deux repas par jour tous les jours, où sont mes soirées au pain et au thé, j'ai au moins pris deux kilos, si, si, je ne blague pas, j'ai au moins pris un centimètre de pli sous-cutanné sur le bide, et je ne bois même pas de bière, enfin pas trop... il faut que je me surveille, fini les tartines au beurre et à la confiture le matin et les carrés de chocolat entre deux phrases  : Serieux, si tu manges aux repas, il faut pas grignotter, sinon, quand je vais rentrer à Bayonne, personne ne me reconnaitra.

ouais, total mon héroine il lui arrive que des galères, la pauvre, mais enfin ça me vient pas tout seul, non plus, ça fait un moment que je note des anecdotes et des machins pour avoir du grain à mouvre pour mon histoire... Pour une fois dans ma vie, je crois que je suis au point.

A part ça j'ai téléphoné à ma mère et je lui ai dit que j'écrivais un nouveau bouquin, elle a eu l'air suffoqué et elle m'a dit "Ah, je vois que tu persiste... enfin, que tu t'obstines..." et elle ne trouvait pas ses mots. Je lui ai dit "oui maman, je persiste dans mon obstination". Elle m'a dit "bon, de toutes façon, toi, quand tu as décidé quelque chose" puis m'a fait promettre de ne pas parler des rapports que j'ai avec mon père. Le dernier bouquin, je ne disais pas grand chose, pourtant, mais elle a refusé de m'adresser la parole pendant deux ans.. . Il va falloir que je fasse gaffe aux gaffes...

Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : écriture
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