Texte Libre

Et oui, c'est à un petit rock et roll autour de ma vie que je vous convie, aujourd'hui, demain, dieu seul sait jusqu'à quand... Dans ce journal, des témoignages sur la vie, la vie comme elle va et comme elle vient, quand on est femme, webmaster, et qu'on habite sur la côte, au pays basque...
Lundi 16 janvier 2006
Un vieil homme et sa femme décident de se séparer. Avant que le divorce ne soit prononcé officiellement, le juge insiste pour que les époux suivent l'avis d'un conseiller en union maritale, pour essayer une dernière fois de sauver leur mariage.


Les aînés acceptent la conciliation, mais dès la première réunion, il est clair qu'il ne sera pas possible d'éviter le divorce. Désespéré par tant d'obstination, le conseiller leur demande:
- "Monsieur, vous avez 95 ans, et vous Madame 93 ans. Cela fait 72 ans que vous êtes mariés! Pourquoi vous séparer maintenant?"


La femme répond : "Cela fait 46 ans qu'on ne peut plus se supporter. Mais on a pensé qu'il valait mieux attendre que les enfants meurent avant de se séparer"...

Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : humour
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Vendredi 13 janvier 2006
Finalement je me suis lancée, vers quoi, on ne sait, je verrais plus tard, et j'ai envoyé un mien article sur un organe de presse internet un peu "développé". J'avais décidé de publier (un peu étourdiment peut-être) mes réflexions sur la structure de la population active (voir ici).
Bref, j'envoie l'article et patiente deux jours pour le voir publier, ce qu'il est finalement (à ma grande fierté) et aussitôt je commence à recevoir des objections de lecteurs, certains plus calés que moi, du moins sur le plan de la dialectique, bref, je veux répondre, mais je manque de chiffres et de données étayées.

Je fais donc tout un tas de recherche dans des serveurs gouvernementaux ou autres, et je n'arrive à trouver que des informations très morcelées, du type : "98% des ménages d'agriculteurs ont un deuxième véhicule" (très bien, mais combien sont-ils ? Et combien sont-ils  à posséder un troisième véhicule, ce qui est presque une nécessité à la campagne) ou 28 % des intérimaires sont en dessous du seuil de pauvreté ( oui, mais quel est-il, ce seuil, et quel est le nombre total d'intérimaires ?), tout ça en format PDf, donc même pas récupérable en copier coller dans un bon vieux tableur, une vraie prise de tête, j'ai imprimé des pages et des pages pour parfois un seul chiffre que je perdais aussitôt dans le flot de contre informations...

Bref, j'ai passé une partie de la journée à chercher des renseignements sur la structure des emplois aidés en France.
Il y a 11  (j'ai dit onze) sortes de contrats aidés différents disponibles à partir du site employeur d'anpe.fr . Je ferais un article là dessus plus tard...

Il n'empêche qu'en farfouillant dans la base de donnée de la CNIS (voir là) , j'ai découvert qu'il existait un Comité du Secret Statistique, très officiel et tout et tout, qui date de 2004 et dont les membres (choisis par le gouvernement) sont chargés de faire appliquer la loi 226-13 du code pénal qui punit d'un an de prison et de 15.000 euros d'amendes tout pourfendeur du secret.
En effet,
par Ordonnance n°2004-280 du 25 mars 2004 art. 4 (JORF 27 mars 2004). il est créé cet organisme, chargé d'évaluer à qui communiquer ou non les données statistiques (c'est pire qu'Orwell).
Vu la composition du bureau, ça m'étonnerait qu'ils me livrent leurs chiffres. En outre, par ordonnances du même jour, un nombre conséquent de fonctionnaires sont tout à coup devenus astreints au secret professionnel, sous peine du fameux 226-13 amélioré : un an de prison pour un fonctionnaire de l'ANPE qui communiquerait les données internes de l'entreprise... Ca fait réfléchir... 
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : démocratie
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Jeudi 12 janvier 2006
Ca y est, il paraît que Nicholas et Pimprenelle se sont réconciliés. C'est d'ailleurs officiel, le Monde (voir ici) annonce déjà le retour de la donzelle place Beauvau.
Il paraît que tout le monde le sait : elle serait revenue au foyer conjugal le 2 janvier (qu'a-t-il bien pu se passer lors du réveillon, qu'elle passa avec Richard Altman, son récent promis, pour qu'elle revienne aussi vite à la maison, abandonnant du coup toutes les prétentions altermondialistes (pour ne pas dire humanistes) - ou féministes -  arborées depuis son fracassant départ)... Nul ne sait, ou du moins nul ne dit, ce qui motiva ce fracassant retour. On subodore une rupture
Pourtant, je plains cécilia...  Parce que se retrouver célibataire, c'est dur, mais se remettre avec Sarko, surtout après les déclarations lepénistes (euh, pardon, je voulais dire sociales ) que l'homme en question a accumulé depuis la fameuse escapade extra-conugale... Je sais pas, moi, être la femme de Sarko, c'est carrément la négation de toute vie intérieure, et, bien qu'elle ait déjà été mariée avec Jacques Martin, je veux croire que Cécilia n'est pas qu'une poupée brune dénuée de tout recul. Mais au vu de l'actualité, je vois qu'un bon chèque et qu'un quasi siège de première dame de france aident au devoir conjugal.

Sinon, rien de spécial dans l'actualité d'aujourd'hui si ce n'est un excellent article de mon pote Moris Dia ( voir ici ) que j'aurais voulu écrire moi même mais même qu'il a fait son écriture avant moi. A lire absolument si vous vous intéressez à la démocratie locale et au système très particulier des cinémas en Pays Basque.
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : démocratie
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Mercredi 11 janvier 2006

   
 

Nouilleschinoises_2







Les plus vieilles nouilles du monde ne sont pas, comme vous pourriez le croire, celles qui se trouvent au fond de votre frigo depuis quelques semaines. Elles ont été découvertes sur un site archéologique chinois, et auraient à peu près 4000 ans!

Ces "restes" ont été trouvés dans un récipient en terre cuite retournée. Un vide d’air a été accidentellement créé, si bien qu’à leurs découvertes, elles ressemblaient encore à des nouilles. Elles sont à base de farine de millet - à la différence des nouilles modernes, qui sont faites avec la farine de blé, de couleur jaunâtre, et mesurent à peu près 50cm de long pour un diamètre de 3mm. Celles-ci ont été retrouvées sur le site archéologique de Lajia près du Fleuve Jaune. Selon la datation au carbone 14, les nouilles, qui auraient été enfouies sous terre lors d’une inondation, pourraient avoir 4000 ans.

Cette découverte va alimenter le vieux débat sur l’origine des nouilles revendiquée par les Arabes, les Italiens et les Chinois. Le professeur Lu Houyuan a déclaré à la BBC: " Lajia est un emplacement très intéressant; d’une certaine manière, c’est le Pompéi de la Chine. [?]

. Notre découverte indique que les nouilles ont été produites la première fois en Chine". Selon l’équipe du professeur Lu, Lajia aurait été frappé par une catastrophe naturelle. Parmi les fouilles, les squelettes disposés dans des positions anormales suggèrent que les habitants auraient pu avoir essayé de se sauver du désastre qui les a frappés. Selon des bases géologiques et archéologiques, il y aurait eu un tremblement de terre, suivi d’une inondation causée par le Fleuve Jaune, explique le professeur Kam-biu Liu de l’Université de l’Etat de la Louisiane.

C’est parmi les fouilles que les scientifiques ont trouvé un bol en terre cuite retourné. En le retournant, ils ont eu la surprise de trouver des nouilles. Selon le professeur Kam-biu Liu, «La combinaison d’un vide d’air entre les nouilles et le bol a permis à celles-ci leur conservation.» Les nouilles ressemblent aux «lamian»?? (cousines des ramen japonaises), nouilles traditionnelles faites en tirant la pâte à la main.

Le mérite de cette découverte est de mettre fin au débat sur l’origine des pâtes. Le doute n’est maintenant plus permis, elles ne sont ni italiennes, ni arabes, mais bel et bien chinoises.

Pour en savoir plus: source: bbc.co.uk
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : communiqués
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Mardi 10 janvier 2006
Voici deux jours que je n'ai pas fait d'entrées dans ce blog>. Il faut dire que j'ai été un peu occupée à monter un système spip (pas terminé de paramétrer) pour le site www.baiona.tv .
Je comptais travailler un peu ce soir tard, mais mon chéri viens de m'appeler pour me dire que nous sommes invités à manger chez des amis à lui.... Donc, je n'ai pas le temps de faire un article de fond. Par contre, je vais vous mettre ci-dessous les liens vers quelques articles dont je suis un peu fière...
Baisse du chômage en france
La prime pour l'emploi a disparu
droits d'auteur et droits voisins
j'écris mon roman 
Buudget de l'état et sécurité sociale
Piller ou trouver ?
mais ou colza, les énergies propres

Bref, j'arrête là ma liste qui risque d'être un peu longue. J'ajoute que j'ai un certains nombres d'articles informatiques sur le site www.baiona.TV à la rubrique articles...

Pardonnez moi pour ce manque d'inspiration, demain, ça ira mieux.




Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : vie privée
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Samedi 7 janvier 2006
Après être tombé sur l’image furtive d’une femme nue en plein zapping, votre ami semble littéralement vous ignorer durant quelques instants. Et bien Mesdames, sachez que cela n’est peut-être pas de sa faute. Une étude américaine vient de démontrer que les images érotiques ou sanglantes nous empêchent d’appréhender ce que nous voyons juste après.

Pour le prouver les scientifiques ont mis au point une expérience bien singulière. Ils ont projeté à des volontaires des centaines d’images de paysages et d’architecture, en leur demandant de repérer l’une d’entre-elles. Parmi ces images anodines, des images choquantes ont également été insérées. Résultat : plus ces photos insolites étaient proches de l’image recherchée, plus les personnes passaient à côté de la vignette recherchée. Les mêmes effets ont été observés avec des images érotiques. La période de déconcentration ou d’aveuglement temporaire seraient ainsi d’un cinquième de seconde après ces images émotives.

Principal auteur de l’étude, le professeur Zald estime qu’il y a comme un embouteillage dans le traitement cérébral de l’information. « Si un certain type de stimulus attire l’attention, cela peut bloquer ce goulot d’étranglement empêchant ainsi l’information suivante de passer » déclare le Pr. Zald.

Cette expérience prouve que nos émotions peuvent influencer ce que nous voyons consciemment. Messieurs, vous avez une excuse maintenant ;)

Source: Psychonomic Bulletin and Review

Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : communiqués
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Vendredi 6 janvier 2006

Me voici donc rentrée et pas trop contente de l'être.


C'est la rentrée et il faut que je règle pas mal de problèmes dare-dare, notamment parce que j'ai les huissiers au cul (comme on dit). J'ai fait un peu des trucs pendant les vacances, et j'ai à nouveau l'électricité ce qui, vu la température ambiante, n'est pas un mal. Mais j'ai une paresse terrible à ouvrir mon courrier : il n'y a que des factures et des choses de machins de recouvrement.

Bref, je suis rentrée avec plein de bonnes résolutions dans la tête, mais elles sont assez difficiles à appliquer... Par exemple, hier, j'ai passé des dizaines de coups de fil pour essayer de trouver des boulots à faire : hélas je ne connais des gens que dans le monde "de la culture" et la culture n'a pas l'air de se porter trop bien. Même mon excellente amie B., ma chère copine comptable (oui, oui, je suis copine avec une comptable, et catholique de surcroit, le jour et la nuit) connait des difficultés en ce moment : elle gère une entreprise de spectacles, et ses clients (les artistes) souffrent du nouveau statut des intermittents. Ceux qui restent, me dit-elle, sont ceux qui sont vraiment très professionnels, les autres sont tous au RMI. Total, elle a moins de clients à qui faire des papiers.

Quand au label Amanita, qui distribuait aussi des livres et des disques, et faisaient un peu d'édition,  ils sont en train de liquider le stock avant de fermer. On s'est dit qu'on se verrait prochaînement.

Ensuite, j'ai pris rendez vous avec P, de panoramas.org qui a totalement laissé tomber l'informatique et la photo et est maintenant... distributeur de prospectus dans mon quartier. Je voulais le brancher sur un projet, mais j'ai bien vu qu'il avait décroché, bien qu'il accepte de me distribuer des flyers si j'ai besoin.

Après je suis passée voir un copain qui devait se marier le mois prochain :  je comptais le baratiner pour qu'il m'achète un film de mariage, patatrac, le mariage est tombé à l'eau, sa dulcinée étant partie avec un autre.  Du coup,  JM, qui devait s'installer dans son appartement se trouve à nouveau sans rien, il va falloir que je le lui dise.

Oui, bon, plein de trucs comme ça, un peu déprimants, à part un bon contact avec une
société organisatrice de mariages que je dois d'ailleurs rappeler ce matin.
Suis ensuite allée faire un tour sur les blogs des potes, y'en a qui sont pas sérieux, quand même, les articles sont restés les mêmes depuis mon départ. Ca me fait "terrible triste" de voir un blog en friche. Je crains toujours que le rédacteur n'en soit plongé dans une dépression profonde. Après tout, ça ne coûte rien en temps normal de faire une entrée dans un blog, du moins pour moi, sauf si je suis déprimée, auquel cas je rumine pendant des heures devant l'ordi en me disant "mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire ? Et vraiment, quel intérêt quiconque aurait-il à me lire ?".

La plupart des blogs sont restés bloqués sur la pétoche de l'EUCD  qui totalise ce matin 143.000 signatures et est toujours d'actualité.
En effet, après un travail formidable par l'EUCD (dossiers, lettres aux députés, incitation auprès des internautes à aller voir leurs députés etc) l'examen du projet de loi DADVSI (voir là) a été repoussé, après, notamment, l'adoption de plusieurs amendements par des députés gauche, ump, udf, unis, notamment un amendement légalisant le Peer to peer. Donc un désavoeu total pour le gouvernement, qui, sans hésiter, a déclaré que ce n'était pas grave, qu'on reverrait ça à la rentrée. La rentrée parlementaire, c'est le 17 janvier... Il va falloir garder un oeil sur l'actualité.

Suis allée faire un tour sur des blogs de journalistes, et y ai trouvé un extrait de la séance parlementaire où était discuté le fameux projet de loi. Je vous en mets un bout, tout en m'excusant auprès de l'auteur auquel j'emprunte ce texte sans le citer, ayant perdu sa page dans le marécage d'Internet.

Extrait :

A cours de la séance de nuit, deux amendements qui n'en font qu'un, puisqu'ils sont identiques, ont été soumis au vote. Déposés par un parlementaire UMP (Alain Suguenot) sous le numéro 153 et des parlementaires de l'opposition (Messieurs Mathus, Bloche, Christian Paul, Caresche, Migaud, Dumont, Balligand) sous le numéro 154, il visait à ajouter à l'article L.122-5 du Code de la propriété intelelctuelle qui prévoit le droit de copie privée un alinéa ainsi rédigé :

De même, l'auteur ne peut interdire les reproductions effectuées sur tout support à partir d'un service de communication en ligne par une personne physique pour son usage privé et à des fins non directement ou indirectement commerciales, à l'exception des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde, à condition que ces reproductions fassent l'objet d'une rémunération telle que prévue à l'article L. 311-4.

L'article L.311-4 est erroné, c'est l'article L.311-1 qui prévoit la rémunération pour copie privée, l'article L.311-4 ne précise que des modalités d'application, mais ça, on a l'habitude.

Le député UMP a défendu son amendement en des termes diplomatiques :

M. Alain Suguenot - Je veux rendre un hommage particulier au ministre, car son rôle de conciliateur d'intérêts contradictoires n'est vraiment pas facile à tenir. Quant au législateur, il lui revient de servir l'intérêt général en envisageant tous les enjeux du problème, sans se contenter de transposer à l'identique une directive européenne.

L'objectif central - beaucoup l'ont déjà dit -, c'est de concilier les intérêts des créateurs et ceux des utilisateurs de l'internet, porte ouverte sur la diversité culturelle. Mon amendement 153 - qui fait suite à ma proposition de loi sur le même objet - tend à relever ce défi en créant la licence globale optionnelle, dont Christine Boutin a rappelé l'économie générale. A moyen terme, cet outil doit permettre de trouver une réponse adaptée aux problèmes en suspens, conforme à la jurisprudence et de nature à mettre en sécurité juridique la copie privée, les échanges de fichiers par peer to peer et, plus généralement, les technologies émergentes d'accès à la diversité culturelle. Je ne vois pas au nom de quoi l'on devrait se priver de telles possibilités, même si j'accorde au Gouvernement que sa philosophie de la réponse graduée est éloignée du tout-répressif.

Les outils de gestion des droits numériques doivent permettre de rémunérer de manière plus équitable les auteurs en identifiant les internautes et en les incitant à acquitter une redevance forfaitaire, sans attenter à la facilité d'accès à l'offre culturelle. Même si de bonnes nouvelles sont tombées hier pour ce qui concerne le cinéma...

M. Christian Paul - C'est Noël !

M. Alain Suguenot - Beaucoup reste à faire, notamment pour conforter l'exception pour copie privée. Mon amendement va dans ce sens, fixe le régime des copies par téléchargement sur internet et respecte la directive européenne comme la règle dite des trois étapes, qu'un prochain amendement viendra préciser.

Le député PS en charge de la question, Didier Mathus, va défendre le sien dans ces termes :

M. Didier Mathus - Je défendrai notre amendement 154 dans des termes voisins de ceux d'Alain Suguenot et nous sommes en effet au cœur de la question posée, à laquelle le présent texte tente de répondre. Il est tout à fait essentiel de prendre en compte la jurisprudence récente, en particulier l'arrêt de la cour d'appel de Montpellier de mars dernier entérinant le fait que les téléchargements de fichiers par des réseaux peer to peer relèvent de l'exception pour copie privée posée dans la directive européenne.

J'observe qu'au milieu des années 1990, le Gouvernement de l'époque - soutenu par la famille politique dont se réclame aujourd'hui l'UMP - avait su trouver une réponse adaptée pour faire face au développement massif de la photocopie. Nous sommes aujourd'hui dans une situation assez analogue : confrontés à l'apparition d'une technique nouvelle à croissance rapide, il nous faut franchir le gué en adaptant l'arsenal juridique à la nouvelle donne. Notre amendement 154 propose une esquisse pour tenter de mettre en sécurité juridique les nouvelles formes de circulation de l'intelligence globale. Les techniques nouvelles commandent de nouvelles règles : après tout, on n'applique pas le code de la route aux aéronefs ! En faisant entrer les échanges de fichiers de pair à pair dans le champ de l'exception pour copie privée, nous franchirons une étape décisive.

Là où l'opposition va avoir une idée lumineuse, c'est qu'elle va demander un scrutin public sur cette question. C'est à dire que, d'ordinaire, pour gagner du temps, les votes ont lieu à main levée, le président constatant que les bancs de la majorité lèvent la main pour le oui, ceux de l'opposition pour le non, et on passe à la question suivante. Mais tout président de groupe peut demander à ce qu'une question soit décidée par scrutin public (article 65 du règlement de l'assemblée nationale). La différence est pyschologique : le vote a lieu par voie électronique, et les noms des députés ayant voté oui ou non est publiée au JO.

Le rapporteur, Christian Vanneste, va donner un avis défavorable au nom de la commission des lois sur cet amendement, le qualifiant d'irresponsable, soutenu en cela par Jean Dionis du Séjour. Renaud Donnedieu de Vabres va émettre un avis défavorable au nom du gouvernement. AVis défavorable du gouvernement et de la commission, génralement, c'est un arrêt de mort pour un amendement.

Mais la fronde se manifeste dans les travées, et qui va être la passionaria du P2P ? Nulle autre que Madame Christine Boutin, qui va s'attirer par son intervention les applaudissements… des socialistes et des communistes :

>Mme Christine Boutin - J'ai cosigné l'amendement d'Alain Suguenot et vous n'en serez pas surpris ! Je voudrais répondre plus particulièrement à M. le Rapporteur. D'abord, vous avez invoqué la nécessité de se conformer à la directive européenne : cher Monsieur, je vous resservirai l'argument lors d'un prochain débat, en lien avec les travaux de la mission sur la famille ! La France ne se conforme pas toujours strictement aux directives, et, selon que cela arrange ou non, on manie l'argument dans un sens ou dans l'autre. L'argument ne vaut donc pas.

En outre, la directive date de 2001 : depuis son élaboration, figurez-vous que la technique a bien avancé !

Ensuite, je ne vous traiterai pas d'irresponsable, et je n'accepterai pas d'être ainsi qualifié. La licence globale optionnelle prévoit le financement par autorisation des ayants droit. Arrêtons donc cette discussion ! Et en ce qui concerne le cinéma, que vous nous avez envoyé à la figure, vous devez savoir qu'il a été retiré de nos amendements suivants. S'il n'y a que cela qui vous empêche de voter le présent amendement, je veux bien le rectifier tout de suite !

Enfin, nous n'allons pas nous lancer dans une course à l'échalote pour savoir qui est le plus réactionnaire ! Franchement ! Nous discutons de libertés fondamentales, et la seule chose qui vous intéresse est de savoir qui est de gauche et qui est de droite ? Si vous voulez un début de réponse, je vous signale que les jeunes, c'est-à-dire la France de demain, soutiennent cette proposition ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des députés communistes et républicains)

Les représentants des groupes politiques de la majorité (UMP et UDF) vont s'exprimer contre cet amendement, mais à titre individuel, des députés de la majorité vont prendre position pour cet amendement, notamment Monsieur Le Fur :

M. Marc Le Fur - J'ai aujourd'hui des enfants de quatorze et seize ans dont internet constitue la culture et l'espace de liberté (Interruptions sur certains bancs du groupe UMP). C'est ainsi, mes chers collègues ! Sans doute téléchargent-ils des fichiers, et je suis incapable de les contrôler, ne maîtrisant pas comme eux ces techniques (Exclamations sur certains bancs du groupe UMP). Dans la situation actuelle, ils pourraient être considérés comme des délinquants (Mêmes mouvements). Seule la licence globale permet d'éviter ce risque en leur permettant, pour quelques euros par mois, de retrouver la liberté de télécharger sans porter atteinte au droit d'auteur puisque les sommes prélevées seront mutualisées et redistribuées aux auteurs, à l'instar de ce que pratique la SACEM.

Au moment d'encadrer les libertés du XXIe siècle, inspirons-nous de Tocqueville pour qui la société civile devait toujours prévaloir. Dans la société civile d'aujourd'hui, notamment pour les jeunes, internet est un espace de liberté. Ne le restreignons pas à l'excès.

M. André Chassaigne - Très bien !

Bon, je ne suis pas sûr et certain que Tocqueville aurait donné sa bénédiction au Peer to Peer mais pour une fois qu'un auteur libéral est approuvé par des députés communistes, ne boudons pas notre plaisir.

L'amendement, mis aux voix, est adopté par 30 voix contre 28, sur 59 votants et 58 suffrages exprimés.

Voici un extrait (pour terminer) de l'interview de notre ministre de la culture par le "journal du dimanche" :

La légalisation surprise du peer-to-peer votée par les députés lors de l'examen de la loi DADVSI (droits d'auteurs et droits voisins pour la société de l'information) ne sera que provisoire. Le gouvernemnt en est persuadé.

medium_renaud_d.2.jpgAprès avoir tenté de passer en force, en imposant une seconde lecture de l'amendement juste avant les vacances du Parlement, le gouvernement, a voulu calmer le jeu. Surpris par le fronde de certains de ses propres députés, et des parlementaires UDF qui se sont alliés au PS, il a finalement accepté de reporter l'examen du texte au 17 janvier prochain. Et cette fois, il entend bien faire sauter cet amendement qui contrecarre absoulement l'esprit de sa loi.

Donc rendez vous à tous le 17 janvier, ou même avant, je vous tiendrai au courant des rebondissements.

 

Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : vie privée
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Mercredi 4 janvier 2006
Ca y est, un dernier post avant de monter en voiture, et je regagne le Pays (Basque) de mon coeur... Il nous faut Juste nous arrêter en passant dans un supermarché pour prendre une cassette pour le caméscope, et en route pour de nouvelles aventures ! Nous prendrons toute sortes de routes détournées pour nous ramener sur la côte. Nous allons passer par Bezier, Mazamet, le Parc Régional Languedoc, puis traverser la vallée du Tarn, pour rejoindre Toulouse par le Nord, puis, Auch, Mont de Marsan, et ce soir, Bayonne. J'ai bien l'intention de filmer quelque chose des magnifiques paysages que nous allons traverser. Malheureusement, je n'ai plus de place sur ma carte SD pour prendre d'autres photos, (j'ai oublié le calbe USB et les collègues à R., bien qu'"équipés en informatique" n'en ont pas), alors je reviens avec ma carte pleine de chevaux camargais. J'arrête là ce post parce que Richard s'impatiente et que la voiture ronronne déjà.
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : communiqués
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Dimanche 1 janvier 2006
Voilà que je suis partie en Provence sans avoir eu le temps de mettre à jour ce blog ou préparer quelques articles. La faute à mon ordinateur qui refusait absolument de s'allumer... Encore un problème à régler. Mais pour l'instant je suis en Camargue, chez des amis de R. avec qui nous faisons de douces ballades et de grandes agapes Je rentrerais vers le 5. En attendant, je souhaite à celui (celle) qui viendrait sur ce blog de bonnes fêtes (Beti Zorionak comme on dit ici) et un début d'année aussi paisible que le mien. C'est la première fois que je ne termine pas une longue soirée de Nouvel An à l'Oeil Sauvage, avec DJ et lumière qui clignotte et décibels à fond - par une sortie effrénée dans les bars et pena du Petit Bayonne. 2006 a au moins eu l'idée de démarrer autrement. Ici, dans l'Hérault, il fait assez doux depuis mon arrivée, bien qu'il ne fasse pas vent du Sud, l'Hegoa humide et tiède du Pays Basque. Les chevaux camargais sont différents des pottocks basques. J'ai pris des photos.
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : vie privée
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Samedi 24 décembre 2005
Voici trois jours j'ai eu un sursaut en lisant mes statistiques : 142 personnes étaient venues sur mon blog en un soir et avaient lues à elles seules 942 pages.

Qu'est-ce qui les avait attiré chez moi ? Mon article sur la "Prime De Noel". Ces internautes, débordant largement le cadre de la cinquantaine de personnes que j'accueille habituellement, s'étaient, comme moi, posé des questions et étaient tombé sur mon blog au hasard des moteurs de recherche.

On m'en pose - des questions -  à moi aussi directement... Enfin, je dis on me pose des questions, mais parfois, on me remet bien en cause...
"Beurk, ça schlingue la gauche", me lance un (que je soupçonne fort de schlinguer la Sarkisiste aigüe), "Moi je ne toucherai rien pour Noel", me tance une autre. " Vos récits sont insipides et pleins de fautes", m'écrit une troisième, "heureusement, tout ceci ne dépassera pas Bayonne"... Voire...

Effectivement, je fais des fautes. Je fais des fautes principalement en écrivant au clavier, parce que, d'une certaine manière, quand je relis à l'écran ce que j'ai écrit, je le "magnifie", je zappe complètement la faute et imagine le mot "idéalement".
Ne croyez pas pour cela que je sois nulle en orthographe ou en grammaire, non, simplement, il y a un décalage entre l'écriture et ma lecture à l'écran. Quand je vois certains de mes écrits sur papier, parfois, je bondis... Mais plutôt que de m'envoyer des mails incendiaires et venimeux, veuillez plutôt, chers amis, dans vos courriers, indiquer la faute qui vous choqué et je me chargerai de la corriger.
Après, c'est vrai que même si je ne me reconnais pas dans la "grande famille de la gauche", mon coeur m'entraine toujours vers des a-priori de tolérance sociale et de fraternité. Sont-ce vraiement des valeurs de gauche ? Un ami me reprochait une fois d'être trop chrétienne, et pas assez militante... Pourtant, je ne me sens pas chrétienne, du moins, pas catholique.

Un ami blogguer me demande aussi instamment un compte rendu du conseil municipal :
j'ai bien l'intention de le faire, tout ce qui me manque, c'est un peu de temps et de réflexion pour la lecture de la "Note Analytique" que j'ai pieusement ramenée à la maison. Disons tout de suite qu'elle ne me parait pas analytique du tout.

Donc, d'ici un jour ou deux, c'est selon - vous savez ce que c'est, c'est les fêtes, je n'ai pas tout mon temps à moi - je vous ferais un récit détaillé du Conseil Municipal de Bayonne, ou du moins, de sa moitié, vu que après j'étais attendue après pour chanter par le groupe à Michel (Dalmaso).
A bientôt à tous.
Continuez à m'écrire par mail encore que je préfère les réponses sur le blog, par le biais des commentaires.
oeilsauvage_64@yahoo.fr
Ciao
Par Sophie Hautenauve - Oeil Sauvage - baiona tv - Publié dans : écriture
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